04/28/2026, 14:33
Le projet figure également sur la longlist des projets en concours pour le Prix SIA 2026. Cette présence ne signifie pas que le projet a remporté un prix, mais elle souligne l’intérêt architectural, pédagogique, environnemental et collectif de la démarche.
Lien : 2026.prixsia.ch/fr/projects/1604
Nouveau texte de pétition:
Non à la déconstruction précipitée du pavillon low-tech reBuiLT, oui à l’étude sérieuse d’alternatives, oui à la préservation d’un lieu utile, durable et collectif.
Le maintien et la pérennisation du pavillon low-tech reBuiLT à Ecublens sont demandés, ainsi que la suspension de toute démarche de déconstruction sans étude complète, transparente et concertée des alternatives possibles.Issu du réemploi de matériaux, le pavillon reBuiLT représente un projet exemplaire de sobriété constructive, d’innovation et d’utilité collective. Sa réalisation a mobilisé plus de 25’000 heures de travail sur plus de trois ans, réparties entre 238 étudiant·es EPFL et bénévoles, avec la participation de plus de 500 élèves d'Écublens et le soutien de plusieurs sponsors et partenaires institutionnels.Ilinstitutionnels.
Le projet figure également sur la longlist des projets en concours pour le Prix SIA 2026, ce qui souligne l’intérêt architectural, pédagogique, environnemental et collectif de la démarche.Lien : 2026.prixsia.ch/fr/projects/1604
Il incarne un investissement humain, pédagogique et financier considérable, d’autant plus marquant que sa durée d’exploitation prévue ne dépasserait pas, à ce stade, environ 15 mois.
Aujourd’hui, ce lieu remplit une fonction réelle et reconnue. Utilisé par plus de 45 associations, il accueille également des activités éducatives, culturelles, citoyennes et musicales. Ses qualités acoustiques et son caractère insonorisé en font aussi un espace particulièrement adapté à des usages musicaux, de répétition ou d’expression sonore.Il favorise les rencontres, les échanges et la coopération entre associations, population locale, école et monde académique.
Le caractère temporaire du projet et l’évolution prévue du site du Pontet sont des réalités à prendre en compte. Le pavillon a été autorisé comme projet temporaire et ne bénéficie pas, à ce stade, d’une autorisation de construire pérenne ni d’un droit à bâtir garanti sur son emplacement actuel. Le terrain et ses abords sont par ailleurs destinés à accueillir à terme la future salle triple de la Commune, actuellement en concours.
Ces contraintes sont réelles et doivent être prises au sérieux. Elles ne justifient toutefois pas, à elles seules, une déconstruction sans analyse complète des solutions possibles, notamment la prolongation temporaire, la relocalisation ou le transfert du pavillon à une structure d’utilité publique.La question des coûts mérite elle aussi un examen transparent. Selon les estimations actuellement évoquées, la maintenance annuelle du pavillon serait de moin de CHF 7’500. Une déconstruction par entreprise générale pourrait coûter plus de CHF 120’000. En cas de pérennisation, des investissements ciblés devraient être étudiés, notamment environ CHF 40’000 pour une solution de chauffage et CHF 40’000 pour l’installation de l’eau courante. Ces chiffres doivent être confirmés, mais ils montrent qu’une déconstruction n’est pas automatiquement la solution la plus rationnelle.
Il convient également de préciser que la déconstruction actuellement prévue s’inscrit dans un engagement porté par l’EPFL, notamment sur le plan financier et pédagogique, ainsi que par les étudiant·es EPFL / unipoly au travers des heures de travail consacrées au projet.
En cas de prolongation, la question centrale serait d’identifier une structure volontaire et capable d’assumer à la fois l’exploitation du pavillon et sa déconstruction finale au terme de la nouvelle échéance, avec les garanties financières nécessaires. Les éléments actuellement évoqués font état d’environ CHF 200 par mois de consommables, toilettes sèches incluses, ainsi que d’environ 25 heures d’intendance par mois pour les visites, le nettoyage, le remplacement des consommables et la gestion administrative.
Il est également important de reconnaître le travail actuellement mené par les étudiant·es pour préparer une déconstruction vertueuse, avec valorisation et réemploi des matériaux lorsque cela est possible.Toute alternative proposée ne devrait pas compromettre ce travail ni conduire, faute de temps ou de moyens, à une démolition en décharge. Une solution crédible devrait donc garantir à la fois l’exploitation responsable du lieu, les moyens financiers nécessaires et une déconstruction finale soignée, fidèle aux principes du projet reBuiLT.
Signatures au moment de la modification 158