Région: Paris
Dialogue

Pour baisser les prix des consommations à la Bibliothèque nationale de France (BnF)

La pétition est adressée à:
Direction de la BnF

514 signatures

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  1. Lancé novembre 2025
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  3. Soumis
  4. Dialogue avec le destinataire
  5. Décision

Actualités

02/09/2026 07:37

Grâce à votre soutien, un troupeau décidé de 3 brebis est allé le 26 à la rencontre de la direction pour évoquer les questions de restauration et précarité au sein de toute la BnF. Accompagnées de la représentante élue des usager·ère·s de la BnF, Dominique Dupart, nous avons discuté pendant plus d’une heures avec Philippe Lonné, directeur général, et Élisabeth Buxtorf, directrice des publics.

L’état du pré
Première entrée en matière : les présentations. Nous déclarons être simplement un collectif d'utilisateur·ice·s habitué·e·s de la BnF, qui se retrouvent pour déjeuner ensemble ou s’opposer avec détermination aux dégradations de leurs conditions de travail.

Nous enchaînons avec le détail de nos requêtes, éléments concrets à l’appui. 34% des étudiant·e·s sautent des repas en raison de leur précarité. 16% ont recours à l'aide alimentaire. Nous concluons sur ce qui rassemble les Brebis : la lutte contre la précarité des chercheur·e·s, qui a eu, entre autres, comme dramatique conséquence le suicide de la chercheuse précaire connue sous le nom de Marie Desbois, en mai dernier.

Nous sommes toustes d’accord pour dire que cette situation difficile exige une prise en compte par les institutions publiques des conditions matérielles du travail de recherche : ce ne sont ni des détails, ni du confort, mais une part entière de la mission de service public de la bibliothèque.

Quand on la compare à d’autres espaces de recherches, la BnF ressort sur ce point de la restauration. Par exemple avec les bibliothèques universitaires, où les cafés et autres consommations sont de façon générales beaucoup moins chères. Des témoignages des Brebis ressort que des distributeurs d’une marque identique qu’à la BnF « offrent » des cafés à 0.90c ! Pourquoi une si grande différence de gestion par les opérateurs de ces mêmes distributeurs ?

Nous demandons qu’une attention toute particulière soit apportée à la restauration des usagers et usagères de la BnF. En particulier, nous souhaiterions vivement que le CROUS soit chargé de ce service auprès des usager·ère·s, ou, à minima, des tarifs en adéquation avec la population précaire qui fréquente cette bibliothèque. 

La direction générale détaille l’affennage
À toutes ces revendications, le directeur général répond comprendre le problème actuel et voir parfaitement en quoi le prestataire actuel ne donne pas entière satisfaction. Un bref rappel est alors fait aux Brebis de la situation.

L’appel d’offre concernant la prestation de service au Café des Globes, au Café des Temps ainsi que la gestion de plusieurs distributeurs automatiques a été publié en 2014 pour une période de 10 ans. Il a été remporté par le prestataire Musiam, à l’époque filiale du groupe Ducasse, mais qui a été rachetée en 2022 par le groupe américain WSH. En 2024, la concession a été prolongée de 3 ans. À noter : Musiam propose également des offres de restaurations sur les sites du Château de Versailles, du musée du Louvre, et du musée d’Orsay.

Le directeur général poursuit son exposé : d’un point de vue juridique, l’activité de restauration à la BnF est d’ordre purement commercial et n’est pas constitutive d’un service public. Si elle l’était, la Direction serait à même de pouvoir fixer directement les tarifs, mais comme ce n’est pas le cas, elle a pour obligation d’ouvrir une procédure d’appel d’offre concurrentielle, une fois le type d’activité (la restauration) définie pour ces espaces.

Administrativement, il s’agit d’une AOT, Autorisation d’Occupation Temporaire d’un espace public par un acteur privé. Cette AOT se fait selon un cahier des charges dressé par l’institution gestionnaire de l’espace en question et présenté dans l’appel d’offre. L’occupation se fait contre le versement d’une redevance, dont une partie est indexée sur les bénéfices retirés par le prestataire par l’occupation de cet espace.

Le directeur général insiste sur le fait que cette procédure interdit à la BnF de pouvoir fixer les prix des consommations, a fortiori pour exiger leur baisse ou refuser leur hausse. Dans l’état actuel des choses, la BnF ne pourrait pas (comme elle le fait, par exemple, pour ses employé·e·s) subventionner le repas des usager·ère·s.

Cependant, le contrat de prestation arrivant à terme en mai 2027, il est prévu de publier un nouvel appel d’offre en janvier prochain —afin de laisser courir un mois de publication avant sélection des candidatures. À cette occasion, un nouveau cahier des charges sera rédigé. Et par ce biais, la direction générale admet qu’elle peut avoir une influence sur la nature de l’offre. Influence où les demandes des usager·ère·s pourront être prises en compte. 

À suivre dans la partie 2...


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