Débat
Pour faire perdurer nos langues régionales qui font partie du patrimoine culturel de nos territoires.
Pas encore un argument CONTRA.
Pétition adressée à : Collectivités et Etat
Les associations Heulâ et Défense et Promotion des Langues d'Oïl organisent le 13 novembre prochain à l’Université du Mans une journée nationale sur la transmission des langues dites régionales.
L'objectif est de faire résonner la voix de nos langues dans le maximum d’oreilles, d’en faire sentir l'importance et, surtout, d'envisager des solutions pour leur transmission. Actuellement, nous avons le choix entre l'apprentissage intégral de la langue, pratiqué (pour une partie des enfants) dans quelques régions : Pays basque, Bretagne, Occitanie, etc., et l'ignorance majoritaire, qui s’impose partout ailleurs.
Le comité d’organisation de cette journée souhaite donc établir une règle nouvelle, complémentaire, fondamentale, un principe de base : celui de sensibiliser les personnes − notamment tous les enfants − à la langue de leur territoire ; par une mise en contact, une rencontre, par exemple au cours de la scolarité, et la possibilité d’y revenir.
Si cet objectif a-partisan est partagé, si une demande sociale continue de se développer − ce que nous observons désormais y compris chez nombre de « néo-ruraux » − et qu’elle trouve un écho favorable, si les administrations, les personnels éducatifs et les parents sont sensibilisés, alors nos langues pourront contribuer à l’épanouissement de chacune et de chacun, et à leur intégration dans des territoires et des sociétés enrichies de ces particularités.
En France, la question des langues locales, vernaculaires, est aujourd’hui d’autant plus audible que ces dernières le sont moins. Cette réalité est notamment sensible dans les territoires des langues d’oïl, reconnues plus tardivement comme langues dites régionales que leurs voisines de Bretagne, d’Alsace, du Pays Basque ou d’Outre-Mer.
De nombreuses personnes habitant ou visitant nos territoires peuvent désormais en ignorer les particularités, les mots, les expressions, les histoires et les légendes, les accents, l’existence même.
Défendre et transmettre nos langues et les imaginaires qui leur sont liés, c’est affirmer que la sauvegarde de la diversité sous toutes ses formes est une urgence démocratique et vitale face à l’uniformisation du Monde. C'est aussi affirmer que ces langues sont une source de développement et d’épanouissement humain pour chacune et chacun, et un moyen d'éveiller la sensibilité au territoire local, qu’importe la focale de cette localité.
Cette sensibilité est d'autant plus nécessaire que nous devons aujourd’hui préserver les richesses naturelles, la biodiversité, les paysages, ... au moment même où les modes de vie, les écrans, les fractures sociales, etc., érodent nos capacités d'attention et de lien : le territoire n'est-il pas la bonne maille pour réagir ?
Notre parler, dans les mots de Jean-Loup Trassard, c'est "le son de la terre", "la musique du paysage" : c'est un patrimoine à la fois riche et modelable, que l'on doit conserver et renouveler, c’est-à-dire transmettre.
Pétition lancée:
30/06/2026
Fin de la collecte:
29/12/2026
Région:
France
Catégorie:
Éducation
Pour faire perdurer nos langues régionales qui font partie du patrimoine culturel de nos territoires.
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Je défends à la fois, l' occitan, le breton et une langue d' oïl oubliée, le Morvandiau